C’est le kata du ju-jitsu. Les attaques sont portées à mains nues, au couteau, au sabre ou au revolver.

Son histoire :


Second kata de combat (shinken-shobu-no-kata) du kodokan (est de ce fait, appelé parfois shin kime no kata). C’est un kata de self défense tout comme le kime no kata, pourvu du esprit de décision (kime). La différence et qu’il s’agit là non pas d’un kata traditionnel ancien, mais d’une composition datant de janvier 1956 seulement, donc bien après la mort de Kano Jigoro. Ce kata, maintenant classique du kodokan, a en effet été introduit dans la pratique du judo après qu’un comité d’experts de l’institut kodokan (dont les plus hauts gradés : kotani, Tomiki et Osawa) l’ait mis au point pendant trois ans. Il faut donc le considérer comme un ajout moderne au kata de judo, rendue nécessaire parce que l’époque actuelle a obligé à envisager des situations d’agression différentes de celles d’autrefois, notamment par l’usage possible d’armes à feu.Le Goshin-jutsu du kodokan doit être considéré comme un nouveau Kime no kata (shin kime no kata), avec de nombreuses similitudes techniques.
Le kata composé de 21 techniques de défense personnelle sur des attaques plus variées et parfois plus réalistes (par exemple contre menace d’armes à feu) que celles de l’ancien kime no kata : sa première partie (12 techniques) est consacrée aux attaques sans l’aide d’une arme (toshunobu), la seconde (9techniques) étudie des attaques portées avec l’aide d’une arme (bukinobu). Il conserve cependant une facture spécifiquement “judo” dans l’esprit comme dans la technique, quoiqu’à usage non sportif. Avec le souci de vitesse, précision, décision et contrôle dans le mouvement, à la fois pour uke et pour Tori. De nombreuses techniques utilisées sont proches de celles de l’aikido (influence du Tomiki-ryu-Aikido), reposant sur le principe de la portion de la main (kote-gaeshi) ou sur celui du retournement de la main (kote-hineri).

 

Video du GohsinJitsu en compétition